Il est Aujourd'hui 4 Décembre 2020         
English  |   Español Accueil  |  Contacte  |  Plan du site  |  Le Temps            
Culturelle
   » Monuments / Fiche
 
             » L’Église St. Jean / Plus d’information
   

Le nombre de temples, tant à Alba que dans la contrée ( Pedrosillo de Alba, Turra de Alba, Galleguillos, Gajates, Coca de Alba, Peñarandilla, …) sans compter la pureté des lignes de ces monuments ont valu à juste titre à Alba de Tormes d’être comme le berceau de cet art.
Bâtie entre la fin des XII et XIIIième siècles, à la suite du repeuplement de la ville sous la houlette de Raymond de Bourgogne et sous le règne d’Alphonse IX, cette église a subi d’importantes restaurations à partir du XVième siècle. De cette époque date la partie postérieure qui en 1791 perdit son portique originel de style byzantin. Là se réunissait le Conseil municipal chargé de rendre la justice, l’église étant en charge à l’époque de maints pouvoirs municipaux. La dernière restauration remonte à 1957, on y supprima les éléments baroques datant du XVIIIième siècle afin de lui restituer son aspect primitif, et on y ajouta l’actuel portique. En date du 24 juin 1993 cette église fut déclarée Bien d’Intérêt Culturel, titre qu’elle doit sans aucun doute à son architecture elle-même, mais également aux riches trésors qu’elle renferme et qui procèdent de son propre patrimoine ainsi que de celui de quelques autres églises de la ville (telles celles de St-Jacques et de St-Michel).

LA PARTIE EXTERIEURE

C’est un des rares exemples d’église ayant trois absides. Ne sont visibles aujourd’hui que la partie centrale, plus vaste et circulaire ainsi qu’un des côtés (polygonal), le reste étant caché par des constructions adossées. Une heureuse conjonction de pierres et de briques offre des formes végétales et animales qui de face couronnent de petites et élégantes colonnes de briques.
Sur la façade nord (rue de l’Arco à proximité de l’Hôtel de ville) se détache une simple porte de style mudéjar (murée de nos jours) formée de six arcs lancéolés décroissants en briques et imposte de nacelle. Cette porte date des premières décennies du XIIIième siècle tandis que sur la façade sud s’ouvre le portique faisant office d’entrée et datant de la dernière restauration; il comporte deux remarquables chapiteaux romans ornés de figures d’animaux à l’aspect de monstres. Plus en retrait se dresse la tour, solide construction de maçonnerie pour ce qui est de sa première partie, et en briques pour ce qui est de la partie supérieure érigée aux alentours de 1787.

LA PARTIE INTERIEURE

L’espace intérieur, aux vastes proportions est constitué de trois nefs séparées par deux arcs surbaissés de 18 mètres d’ouverture ; ils remplacent les arcades originelles et se terminent par le triple abside en demi-cercle. De la construction primitive datent les parties frontale et antérieure des murs (XIIième et XIIIième siècles). C’est sans nul doute la partie architecturale qui offre le plus d’intérêt; le reste est contemporain et postérieur au XVième siècle. Le plafond, en bois, date de la dernière restauration, il ne conserve qu’une partie de son armature originelle du XVième siècle; on y apprécie une belle polychromie dans la nef centrale (à droite).
Cette église conserve un extraordinaire ensemble d’art sacré des XIIième et XIIIième siècles appartenant à son propre patrimoine et à celui d’autres églises de la ville; Véritable musée d’art religieux composé de stèles funéraires en grès, ardoise et albâtre remontant du XIIIième au XVIIIième siècles et ayant appartenu à certaines familles nobles de la ville.

1.- L’AUTEL DU CHRIST (jouxtant la colonne).

Sous un arc s’ouvrant sur le mur méridional de l’église se trouve un petit autel dont la partie frontale en pierre granitique est ornée d’un blason flanqué de deux lions; un petit retable en relief est l’œuvre de Juan de Montejo, peint en grisaille deux siècles plus tard et représentant divers saints. A ce même peintre appartient le relief de Marie Madeleine dans le désert, situé à proximité de l’entrée. Au centre du retable, deux autres oeuvres encore plus remarquables: une splendide toile d’une grande qualité artistique représentant Jésus flagellé, oeuvre d’une incontestable valeur artistique attribuée à Vicente Maçip, de 1523, considérée comme un des chef-d’œuvres de la peinture espagnole du XVIième siècle. Son influence italienne est évidente, elle est d’une extraordinaire beauté formelle. Sur fond sombre ressort le corps du Christ; son visage d’une élégante sobriété invite immanquablement au recueillement. Cette toile fut exposée à Valence (Espagne) en 1996, Grenade et Madrid en 2000.

2.- LA VIERGE ET LES ANGES  

Panneau sur bois, oeuvre anonyme hispano-flamande, datée de la fin du XVième siècle ou du début du XVIIième. Il représente la Vierge et l’Enfant Jésus; elle est couronnée en tant que reine des Cieux et adorée des Anges. D’une exécution remarquable, sur fond doré, on y apprécie son expression délicate, sa minutie, ce goût exquis pour les petits détails.

3.- LA CHAPELLE DES VILLAPECELIN

Située dans une abside latérale; cette chapelle conserve la partie architecturale la plus importante de l’église; elle est décorée d’arcs aveugles en briques (trilobés, manifestant une évidente influence mauresque), de chapiteaux en pierre granitique, ornée de feuilles charnues et pommées. La polychromie demeure encore visible sur certains d’entre eux.
Sur les parois latérales, sont encastrés quatre tombeaux, datant du XVIème siècle appartenant a Diego de Villacepecín, majordome du Duc d’Albe, Commandeur et Gouverneur de la ville, sa femme et ses deux fils.
Sur la partie supérieure, six tailles en bois polychromé représentent Saint-Michel abattant le Diable. Sainte Agathe, Sainte Apollonia, Saint Jean l’Evangéliste, chacun d’eux constituant des parties d’un Calvaire aujourd’hui disparu-, Saint Vincent Ferrer et Domingo de Guzmán.

4.- LA VIERGE GUIDE DU PELERIN

Au fond de la chapelle précédente, se trouve une belle image de la Vierge et de l’Enfant Jésus. Il s’agit d’une sculpture gothique du XVIIième siècle en pierre granitique, polychromée, présentant une silhouette ondulée; la Vierge esquisse un sourire délicat correspondant bien à ce style; elle soutient l’Enfant qui lui-même tient le globe dans une main et de l’autre le bénit. Cette pièce provient de la Chapelle du Guide du pèlerin aujourd’hui disparue; elle se trouvait jadis sur l’autre berge de la rivière travesant la ville, à proximité du pont. Pèlerins et voyageurs avaient une grande dévotion pour cette représentation de la Vierge devant laquelle ils s’arrêtaient pour prier.

5.- LA GRANDE CHAPELLE. LES APÔTRES

Elle a subi une profonde restauration après que l’on eut substitué sa voûte à tonnelle originelle par une coupole sur pendentifs afin de mettre en relief un retable primitif qui ornait l'abside. Cette chapelle renferme l'œuvre d’art la plus importante de l'église, véritable joyau de la sculpture romane: splendide ensemble des Apôtres en compagnie du Christ, en pierre granitique, polychromée, datée de 1200. On ignore son premier emplacement, à supposer qu’il ait fait partie d'un portique monumental. Actuellement il est placé sur un socle en demi-cercle en briques, telle la représentation d’un «Collège Apostolique» avec ses treize sculptures: le Christ au centre et ses six apôtres de part et d’autre. Ce sont des figures frontales, intronisées, toutes de la même grandeur à l’exception du Christ, plus haut de quelques centimètres pour y maintenir la hiérarchie. Le Christ appuie sa main droite sur une crosse, symbole du Bon Berger et de la gauche il soutient un sceptre couronné de fleurs de lys qui souligne sa condition de Roi et témoigne de la présence de la divinité au sein du pouvoir terrestre. Les Apôtres portent un livre symbolisant la vérité révélée, à l'exception du premier à droite ( Saint Paul). On n’a pu en identifier que quatre: à la droite du Christ, Saint Pierre et ses clefs, à sa gauche, Saint Jean (d’abord imberbe du fait de son jeune âge, plus tard portant la barbe.). A ses côtés Saint Jacques identifié par les coquilles de pèlerin qui ornent son manteau. Saint Paul se trouve à droite, portant un phylactère. C'est le seul Apôtre assis sur un siège taillé de perches et de petites arcades.
L'ensemble a fait partie des expositions «Les Âges de L'Homme» qui se sont tenues, la première en la Cathédrale de Valladolid (1988), la seconde, intitulée «les Flandres, la Castille et le Léon» en la Cathédrale d'Anvers (Belgique) en 1995.

6.- LA VIERGE ET L´ENFANT

Adossé au mur sud de la grande chapelle se trouve une belle image en pierre, du même style et du même auteur que l'ensemble représentant les Apôtres. Elle figure le thème byzantin de la Vierge Theotokos ou Mère de Dieu, un modèle iconographique très récurrent dans l'École romane. Marie y apparaît intronisée, hiératique, sur le Trône de la Sagesse, tenant l'Enfant-Jésus assis sur ses genoux, de face et portant un livre. La décoration du trône est similaire à celui de Saint Paul et du Christ, mais sa polychromie est postérieure à celle des Apôtres.

7.- LE SEPULCRE DE DIEGO DE LA CARRERA

Encastré dans le mur de l’Evangile, ce brillant  échantillon de l’École plateresque révèle l’existence d’une intéressante école de sculpture locale, à l’ombre du palais ducal. Datée de 1536, cette sculpture toute en finesse, présente sous forme de retable une série de piliers encadrant un arc mettant en relief une «Descente de croix en présence de Saint Jean, Marie, et Madeleine». Le tombeau appartient -une inscription en fait foi- à Diego de Carrera et son fils Juan Flores, dont les blasons, soutenus par des enfants se repartissent sur le dessus de la sépulture.

8.- CHAPELLE DU SAINT SACREMENT

D’une structure similaire à celle de Villacepecin, mais ayant subi une plus profonde restauration, on vénère ici une extraordinaire image du Christ crucifié, de style gothique (XVième siècle), en bois polychromée et d’une taille  grandeur nature. Elle correspond à un type d’image assez fréquent dans la région, connue sous le nom d’expressionisme, représentant un Christ agonisant, brisé par la douleur, sorte de symbole de l'Espagne d’alors en proie à divers fléaux.

9.- RETABLE DE PERUCHO

Il est connu sous le nom de Perucho car le partie frontale de l'autel est constituée d’une pierre tombale en ardoise polychromée de la sépulture de Perucho et Toribio Villarreal dont les portraits sont de part et d’autre du tabernacle. Le retable date du XVIième siècle, il est de style renaissance, aux lignes très classiques, très dépouillé dans sa décoration. Il est attribué à Juan de Montejo. Présidé par une image d’une extrême beauté de la Vierge portant l'Enfant dans ses bras sous l'invocation de Notre Dame du Rosaire et des Affligés. Des deux côtés les images de Saint Roque, Saint Albert et plus haut de Saint Ignace de Loyola.

10.- LE CALVAIRE

Sur l'arc correspondant à la porte qui s'ouvrait au Nord, on aperçoit un très intéressant Calvaire datant de la période de transition du roman au gothique (XIIIième siècle), en bois; y apparaissent quelques traces de polychromie. Très détérioré car on l'a retrouvé emmuré dans la sacristie de l'église de Saint Jacques au moment des travaux de restauration de l'abside en 1984. Le groupe se compose du Christ crucifié, accompagné de la Vierge suppliante, de Saint Jean tenant un livre et portant sa main au visage dans un geste d'affliction. L'ensemble montre la traditionnelle hiérarchie des tailles, d'après l'importance de chaque personnage, si fréquent dans l'esthétique de style roman.

11.- RETABLE DE LA VIERGE DE LA PIETÉ

Ce retable baroque nous offre l'ensemble qui lui donne son nom. Une Piété, sujet d'une grande popularité à l'époque de ce mouvement artistique, et qui représente la Vierge inconsolable, tenant sur ses genoux son fils mort. L'image est du XVième siècle et fait partie du cortège de la Procession du Vendredi saint. Le relief supérieur montre la Présentation de Jésus au Temple et provient, avec d'autres pièces, d'un plus grand retable aujourd'hui disparu, oeuvre de Juan de Montejo ( XVIième siècle ).

12.- SEPULTURE D´ANDRÉS BROCHERO

Tombeau d’Andrés Brochero, Maire de la ville, décédé en 1504. Cette sépulture provient de l'église de saint Michel disparue sous un effondrement en 1977 et c´est un des enterrements que de la même famille et origine, se conservent aujourd´hui dans cette église. Façonné en pierre de taille granitique, il est formé d’un arc bombé et renferme le tombeau. Le dessus et la partie frontale sont ornés des blasons de la famille soutenus par des figures insolites et fantastiques.

13.- NOTRE DAME DES DOULEURS

Dans la niche d'un autre retable baroque on aperçoit cette belle image en bois polychromée du XVIIième siècle, de l'École castillane de Gregorio Femández. Elle est d’un grand réalisme et d’une force propres au sujet populaire de «La Douloureuse» ou Vierge des Sept Epées ou La Mère de Dieu. Il met en relief l’immense douleur et la désolation éprouvées face à la perte du fils; la Vierge appuyant sa main droite sur les sept épées enfoncées dans la poitrine du Christ symbolisant les sept douleurs qu'elle a subies tout au long de sa vie: La Présentation au Temple, La Fuite en Egypte, L'Enfant Perdu au Temple, le Chemin du Calvaire, La Crucifixion, La Descente de la Croix et l'Enterrement. L'image sort en procession a la tombée de la nuit le Vendredi saint.

14.- LA CHAIRE

En pierre de taille granitique et polychromée, elle est datée des environs des XVIième et XVIIième siècles, cette chaire nous montre un des plus anciens reliefs où apparaissent les armoiries de la ville d’Alba de Tormes, surmontées de la bannière de la ville, une étoile de chaque coté et une autre au-dessous d´un des arcs du pont.

15.- GRAND RETABLE

Important retable baroque doré et polychromé, réalisé en 1752 par Luis González d´après les plans de Miguel Martínez, s´inspirant des dessins et reliefs de Juan de Montejo datant du XIIième siècle et destinés à un retable primitif qui présidait l´église. Le retable qui occupait la Grande Chapelle de l´église jusqu´à son transfert au moment de la dernière restauration (1957) est présidé, dans une double niche, par les images des titulaires de l´église: Saint Jean Baptiste à gauche et Saint Jean Evangéliste à droite. Quatre reliefs retracent certains passages de leur vie. A gauche le baptême du Christ dans les eaux du Jourdain et la décapitation du Baptiste; à droite L´Evangéliste écrivant l´Apocalypse dans l´Île de Patmos et un de ses supplices. Sur les images des titulaires le relief de l´Assomption et en couronnant l´ensemble, le Père Eternel.

16.- MAQUETTE DE LA BASILIQUE

Devant le retable se trouve la maquette de la basilique inachevée de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, aux pieds de la ville, près de la rivière. Réalisé par Jerónimo Cotobal, originaire de la ville, entre 1950 et 1959.
Composée de 40.300 pièces en bois d´alisie à partir du projet et des plans originaux de l´architecte E.M. Repullés y Vargas.

17.- ZONE DE L´ESCALER ET ENTRÉE DE LA SACRISTIE

Dans le fond de l´église et près de la sacristie se trouvent différentes pierres tombales et d’intéressantes sépultures
17.1.Du point vue chronologique (XVIième siècle) est assez intéressant le sarcophage d´un chevalier inconnu et qui se trouvait dans l´église de saint Michel. Taillé en pierre granitique, il offre un gisant du défunt et à ses pieds un chien, symbole de fidélité. Sur sa partie frontale, un relief représente le Christ, régnant en Majesté flanqué par les apôtres sous une arcature gothique. A la tête, un calvaire, et aux pieds les armoiries de la famille.
17.2. Au mur, plus haut, un devant d’autel du XVIIième siècle, façonné en ardoise et décoré des deux symboles de saint Jean (l´agneau et l´aigle) qui appartenait à cette église.
17.3. Sur la porte de la Sacristie une dalle funéraire en ardoise polychromée datée de 1597, avec des reliefs de saint François d’ Assis et de saint Antoine de Padoue entre les blasons familiaux. une arcature gothique. En tête un calvaire, et aux pieds les armoiries de la famille.
17.4. Adossé au mur de l´escalier se trouve la sépulture de Pedro Torrecilla qui faisait office de porte-drapeau, datant de1490, réalisée dans une décoration épigraphique gothique avec les armoiries du défunt au centre.
17.5. Près de ce tombeau se trouve une dalle funéraire en ardoise polychromée de 1619 appartenant à la sépulture de Pedro Sánchez del Nogal.
17.6. Sur l´escalier une dernière dalle en ardoise de l´archiprêtre de Rodilla, décédé en 1572.

18.-SEPULTURE DE GARCIA BROCHERO ET SA FEMME

Dans cette belle sépulture datant de la fin du XVième siècle, encadrée d’ arcs engrêlés, une décoration caractéristique du gothique fleurissant, se trouve la bière en albâtre soutenue par quatre lions portant des corps d'enfants dans leurs gueules. De beaux reliefs décorent l'une représentant un Calvaire (sur le dessus de la sépulture) et une Piété (frontale) flanqués des armoiries de la famille soutenues par des anges qui croisent les écus en zigzag sur tout l'ensemble. Cette héraldique se trouve encore dans le fond de l'urne funéraire.

19.- TABLEAU DES ANNIVERSAIRES

Au pied de cette sépulture, le « Tableau des Anniversaires et des messes locales qui devaient être dites dans cette église au cours de l’année 1798.







   
   
   
» Voir horaires des messes
   
» Voir Plan Culturel Interactf
   

 

 


Cabinet de tourisme
1, Plaza Mayor
37800 Alba de Tormes (Salamanca)
Tel. et Fax: 923 30 00 24
Courriel: infoturismo@villaalbadetormes.com